06 janvier 2014

Orakle - Tourments & Perdition

orakle_tourments_et_perdition

Genre : Progressive Black metal
Année de sortie : 2008
Extrait à écouter

Tourments & Perdition est le second album d’Orakle après Uni aux Cimes sorti en 2005. Le groupe reste fidèle au black metal progressif, les parties les plus atmosphériques s’enchaînent sans heurt avec les parties plus violentes. Quelques breaks plus proches du death font d’ailleurs leur apparition de temps à autre. Les voix, qu’elles soient extrêmes ou claires, sont parfaites dans leur rôle. On pense bien évidemment à Arcturus, l’influence est toujours largement présente, mais les paroles en français apportent tout de même quelque chose de plus personnel. L’ensemble donne l’impression d’être extrêmement maîtrisé, les vocaux comme je l’ai dit, mais aussi les compositions qui sont toutes intelligemment construites et efficaces. L’atmosphère manque peut-être parfois d’une touche de noirceur supplémentaire. Nous sommes bien sûr très loin des groupes true ou orthodoxes mais l’équilibre entre black metal et éléments plus progressifs est tout de même conservé. La production est bonne sans être trop lisse. Encore une fois, Orakle s’en sort bien et parvient à ne pas s’enliser dans un metal trop moderne et aseptisé. Tourments & Perdition est donc un excellent album, pour peu que l’on soit réceptif à ce genre de black metal sophistiqué.

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18 novembre 2012

Orakle - L'ineffable émoi... de ce qui existe

Orakle - L'inéffable émoi

Genre : Progressive Black metal
Année de sortie : 2002
Extrait à écouter

Orakle, originaire de la région parisienne, s’est formé en 1994. Après plusieurs démos, sort L’ineffable émoi…de ce qui existe, un e.p autoproduit d’une longueur de vingt minutes. Le spectre d’Arcturus plane sur les compositions car Orakle pratique un black metal que l’on pourrait qualifier de progressif. Les sonorités de la guitare et de la batterie rappellent agréablement la frange atmosphérique des productions norvégiennes des années 90. Aux riffs plutôt nerveux succèdent des mélodies plus majestueuses et planantes. Ces dernières sont parfois additionnées de claviers ou d’un chant clair presque lyrique, comme sur le final de Le théâtre de la nature acte II. Les paroles sont uniquement écrites dans notre langue et évoquent la beauté de la nature. Certains éléments musicaux font écho à ce thème et mêlent le black metal progressif à un aspect plus folk. La guitare acoustique fait parfois son apparition et le chant se mue souvent en chœurs plus typiques des musiques traditionnelles. Ainsi, l’inspiration scandinave s’unit à l’évocation d’un terroir indéfini, d’une campagne ou d’une forêt française dont le charme serait préservé. L’ensemble se révèle personnel et original mais aussi très bien exécuté. Les différents apports s’équilibrent parfaitement sur chacun des trois titres et L’ineffable émoi…de ce qui existe propose ainsi un très bel univers qui réussit à captiver dès les premiers instants.

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