09 janvier 2015

Sigillum Diabolicum - Monothéisme : le grand culte mortifère

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Genre : Black metal
Année de sortie : 2014
Extrait à écouter

Monothéisme : le grand culte mortifère est le second album de Sigillum Diabolicum après Chroniques de l'infamie. Le Cd s'ouvre sur la sarabande de Haendel agrémentée d'extraits de discours d'extremistes religieux. La thématique prend d'ailleurs une place importante dans l'ensemble de l'album et l'on retrouve d'autres samples narratifs ou chantés, disséminés dans les compositions. C'est peut-être là que réside le défaut de Monothéisme... Le concept est ambitieux mais la réalisation plus faible. Les riffs ne sont pas suffisamment inspirés et se retrouvent un peu noyés sous l'avalanche de samples. Pourtant, l'on passe un bon moment à l'écoute de cet album. Les rythmes saccadés, la basse bien présente et ce son un peu primaire possèdent un certain charme. Ce n'est pas forcément très black metal d'un point de vue strictement technique mais cela offre la même âpreté que les groupes old school. Les compositions semblent instinctives et se heurtent un peu à l'aspect réfléchi du concept album. Malgré tout, des titres comme Bereshit, renouvellement de l'immondice fonctionnent bien et je regrette qu'il n'y ai pas plus de moments comme celui-là car Chroniques de l'infamie offrait des mélodies plus marquantes. Monothéisme : le grand culte mortifère est donc un peu décevant vu le potentiel du groupe mais il reste intéressant et mérite bien que l'on y jette une oreille. 


01 août 2013

Sigillum Diabolicum - Chroniques de l'infamie

Sigillum Diabolicum - Chroniques de l'infamie

Genre : Black metal
Année de sortie : 2010
Extrait à écouter

Ce premier album des auvergnats de Sigillum Diabolicum se situe dans la droite lignée de la démo Dégénérescence d’un monde souillé parue en 2007. Le groupe perpétue l’idée d’un black à l’ancienne, les sonorités sont brutes, notamment celles de la batterie, la voix est criarde et la basse, très audible, apporte indéniablement un plus. Les guitares oscillent entre raw black metal et rythmiques plus saccadées. En un sens, cela rend les compostions entraînantes mais la mélancolie reste palpable. L’ambiance qu’instaure Sigillum Diabolicum est difficile à décrire, décadente et dérangeante sous ses faux airs de simplicité, sale sans pour autant reposer sur une production inaudible. L’introduction qui mêle une musique de cirque ou de foire aux bruits d’une fusillade n’est finalement pas aussi anecdotique qu’on pourrait le croire, elle représente bien cette idée de malaise sous-jacent. Chroniques de l’infamie est un ensemble homogène, peut-être un peu trop car les chansons finissent par se ressembler. Cependant, l’album est court et reste donc très efficace, des titres comme Conversation première : Le massacre des évangiles ou Conversation quatrième : À tombeaux ouverts sont particulièrement prenants et restent en mémoire.