25 octobre 2016

Ars Moriendi - Sepelitur Alleluia

Ars Moriendi

Genre : Progressive Black metal 
Année de sortie : 2016 
Extrait à écouter 

Sepelitur Alleluia est le quatrième album d'Ars Moriendi, il fait suite à La singulière noirceur d'un astre. Le projet solo arpente toujours des sentiers tortueux où différents éléments se combinent dans un black metal que l'on pourrait qualifier de progressif. Les pistes sont longues, jusqu'à dix-huit minutes, et intègrent de nombreux changements de rythme, entre black metal atmosphérique et death. L'intro de sepelitur et son chant médiéval sont de toute beauté. Un saxophone et une trompette font également leur apparition sur le titre Ecce Homo, de même qu'un passage electro sur Fléau français. L'ensemble me semble toutefois assez brut. Le chant est très audible, mais il est presque plus âpre qu'un timbre de black metal traditionnel, notamment lorsqu'il scande "je vois des morts" sur  le quatrième morceau. Malgré les digressions, l'atmosphère ne se délite pas en cours de route et reste sombre. Sepelitur Alleluia est un album travaillé jusque dans les moindres détails. Il est également d'une grande originalité et constitue donc une franche réussite. 

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02 avril 2014

Ars Moriendi - La singulière noirceur d'un astre

Ars Moriendi - La singulière noirceur d'un astre

Genre : Progressive Black metal
Année de sortie : 2014
Extrait à écouter

Après L’oppression du rien et Du tréfonds d’un être, La singulière noirceur d’un astre est le troisième album du one-man band clermontois, Ars Moriendi. Le projet reste ici fidèle à ses bases quoique les parties métalliques s’inscrivent peut-être encore plus qu’auparavant dans la mouvance black metal. Les chansons sont longues et ménagent de nombreuses accalmies où une voix murmurée fait son apparition. Ars Moriendi n’hésite pas, pour l’accompagner, à utiliser des sonorités plus progressives qui s’éloignent de ce que proposent la plupart des groupes dans leurs breaks ambiants ou acoustiques. Difficile de décrire l’univers du projet, les passages torturés succèdent à des moments faussement sereins. Cette dualité n’est pas seulement due à l’alternance entre passages saturés et non saturés, la musique brouille les pistes et suscite des émotions variées, comme un recueil de différents états d’âme. Ce côté instable est donc bien plus un atout qu’un défaut d’autant qu’il crée une certaine tension qui met finalement en valeur les passages ou les thèmes les plus sombres. La singulière noirceur d'un astre est un très bon album mais il nécessite plusieurs écoutes pour être pleinement assimilé car de prime abord les compositions peuvent paraître trop étirées et les mélodies un peu plates et banales. Ars Moriendi a, en tout cas, le mérite de développer une recette personnelle et ce depuis ses débuts.