12 septembre 2012

Nefastt - Démo

Nefastt - démo

Genre : Raw Black metal
Année de sortie : 2009
Extrait à écouter

Nefastt est un groupe bourguignon qui sort sa première démo en 2009. Celle-ci est rééditée en 2012 en bonus de l’album La malignité des astres, sur la face b de la cassette produite par Atavism Records. Nefastt montre que l’underground peut encore receler de belles surprises, même parmi les formations qui restent ancrées dans un certain classicisme. Les quatre titres qui constituent cette démo sont tous excellents et il serait difficile de faire ressortir une chanson plus marquante que les autres car la qualité de composition est assez constante durant ces vingt-trois minutes. Le groupe s’est doté d’une production authentique qui colle parfaitement à son univers. L’ensemble est froid et brut mais tout à fait audible, la batterie, un peu en retrait, possède un très bon son et si la guitare et le chant prennent le dessus, la basse sait également se faire entendre. La musique est le plus souvent haineuse mais certains riffs ont également une coloration plus mélancolique. Le groupe se permet ainsi quelques subtilités, comme le solo de Paysage dévasté, tout en restant fidèle à un black metal traditionnel qui conserve toute son âpreté. Cette démo devrait ainsi plaire aux plus puristes d’entre vous, tout comme l’album qui lui fait suite.

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05 septembre 2012

Kosmos - From Innocence to Perversity



Genre : Black metal
Année de sortie : 2012
Extrait à écouter

Kosmos est le projet solo de Nekros qui jouait précédemment dans Mourning forest, Inferi Gloria et Ravenskull. From Innocence to Perversity est le premier album de cette nouvelle entité, il est présenté dans un digipack numéroté et limité à cents exemplaires. Le black metal proposé ici est tout d’abord malsain, son utilisation des dissonances pourrait le rapprocher de Blut Aus Nord mais également de certains groupes de la scène black/death orthodoxe. La basse est très présente et participe parfaitement à la construction d’une atmosphère putride. La voix, quant à elle, est plutôt monotone mais s’accorde bien à cet ensemble qui transpire le malaise. Certains passages s’écartent pourtant de cette ligne directrice et offrent des moments plus portés sur l’émotion. Les guitares restent dans un registre True black metal mais deviennent très planantes, c’est notamment le cas sur Void of Reason ou Rebirth et son très beau solo. Kosmos possède donc deux facettes, l’une portée sur la souillure et l’autre sur les tourments humains, cette alliance donne une sorte de vertige, une sensation à la fois oppressante et plaisante. De ce point de vue, l’outro, He was priest, est particulièrement réussie puisqu’elle joue sur le contraste entre des guitares aérées et un son lourd et inquiétant qui reste tapi au second plan. La boîte à rythme n’est pas toujours très agréable, elle est par exemple trop mise en avant sur les passages les moins violents, c’est dommage car ces éclaircies sont justement l’une des forces de l’album. Heureusement, elle reste tout de même discrète la plupart du temps et ne gâche pas vraiment l’écoute comme c’est trop souvent le cas. From Innocence to Perversity est donc proche d’une entière réussite, espérons que le prochain album sera doté d’une vraie batterie.

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29 août 2012

Diamond Eyed Princess - Pagan Rite

Diamond Eyed Princess - Pagan Rite

Genre : Medieval Black metal
Année de sortie : 2001
Extrait à écouter

Diamond Eyed Princess sort ce premier album en 2001, le second, Korlgueläal, n’arrivera qu’en 2010. Le groupe évolue dans un style black metal médiéval et va au bout de la démarche visant à mêler ces deux aspects. Plusieurs pistes sont en effet entièrement acoustiques mais loin de constituer de simples interludes, celles-ci forment des compositions à part entière et sont très bien travaillées. Diamond Eyed Princess utilise des instruments traditionnels ainsi que divers samples pour faire revivre le Moyen âge, l’introduction de Black inquisition est notamment rendue saisissante par les supplications de la jeune femme qui semble attendre son exécution sur la place publique. Les guitares saturées sont également inspirées et offrent le plus souvent d’excellents riffs. Rapide et épique, le black metal de Diamond Eyed Princess appuie l’atmosphère occulte et presque rituelle que l’on perçoit dès le premier titre. Le groupe se base sur l’alternance entre moments purement folkloriques et guitares tranchantes et malsaines, délaissant parfois les claviers chers à de nombreux groupes officiant dans un genre similaire. L’élément le moins maîtrisé est la batterie ou plus vraisemblablement la boîte à rythme dont le son est parfois un peu gênant, notamment sur le passage plus calme de Darkness over my soul. Le chant féminin apparaît sur plusieurs titres mais il est toujours pertinent et tend à renforcer l’immersion dans l’univers si particulier du groupe. Pagan Rite fait partie des albums qui réussissent à faire voyager l’auditeur dans un autre monde et il serait dommage de s’en détourner sous prétexte que l’album n’est pas totalement black metal. Il existe une sorte d’alchimie entre les différentes facettes de Diamond Eyed Princess, comme je l’ai dit entre passages acoustiques et saturés mais également entre ombre et lumière puisque les cris de désespoir et les chants incantatoires côtoient les flûtes et les cornemuses plus enjouées.

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23 août 2012

Christicide - Christicide

christicide - Christicide
Genre : True Black metal
Année de sortie : 2007
Extrait à écouter

Christicide est fondé en 2000 à Langres. Ce premier album sort en 2007, uniquement disponible en vinyle dans un premier temps, il est ensuite réédité sous format Cd et cassette. Christicide joue un black metal furieux et rapide, il s’appuie sur une batterie crue qui martèle sans cesse, utilisant peu de variations. Les chansons possèdent ainsi le tempo entraînant et épique d’une cavalcade où chant et guitare rythmique ont également à cœur de transmettre leur énergie et leur haine. Le groupe pourrait, s’il se cantonnait à ce seul aspect, oeuvrer dans le True black metal le plus classique mais il n’en est rien. Une ambiance peu commune se dégage des compositions, une noirceur profondément hypnotique véhiculée par des mélodies de guitare plus subtiles que ce à quoi le genre nous a habitués. La force de Christicide est de ne jamais oublier cette atmosphère malsaine et oppressante, la vitesse d’exécution aurait facilement pu la compromettre mais le groupe mêle habilement ces deux aspects. Les riffs sont à la fois rageurs et lancinants voire planants, même les breaks plus saccadés, à l’accent presque Thrash, s’intègrent sans mal à l’ensemble. L’album est très homogène, certains diront trop car les morceaux se ressemblent beaucoup mais cette redondance n’est pas réellement un défaut car elle permet cette immersion totale de l’auditeur, cet effet d’hypnose que je tentais de décrire plus haut.

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12 août 2012

Ancalagon - First Age: Entering Legenda

Ancalagon - First Age Entering Legenda

Genre : Viking Black metal
Année de sortie : 2001
Extrait à écouter

Ancalagon est un groupe plutôt discret qui sort son premier et dernier album en date en 2001. Le style dont First age: Entering Legenda se rapproche le plus est certainement le viking black metal tant dans la musicalité que dans l’aspect thématique. Même si l’album est très riche et qu’il ne peut se résumer à ce seul aspect, celui-ci me rappelle un peu les débuts de Kampfar et Borknagar, du moins dans l'ambiance générale. La production est à la fois claire et old school et permet de mettre aussi bien en valeur la rudesse des morceaux que leur sens de la mélodie. Ancalagon appuie son black metal sur des ornementations variées : piano, guitare acoustique et chant clair apparaissent sur les interludes tandis que les titres principaux proposent quelques solos ou nappes de claviers. Cependant, ce foisonnement n’est qu’apparent et la musique garde selon moi une grande pureté. Cela est en partie dû à la production que j’ai déjà évoquée mais également à la qualité de chaque riff. Les lignes de guitares sont très inspirées, à la fois froides et épiques, elles s’inscrivent dans la tradition scandinave mais possèdent une efficacité et une justesse d’intention que peu de groupes sont capables d’offrir. A la fois typiquement black metal et profondément singulière, l’atmosphère qui se dégage de First Age: Entering Legenda est envoûtante et marque durablement l’esprit.

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06 août 2012

Norman Shores - Return to the Norman Shores

Norman Shores - Return to the Norman Shores
Genre : Viking Black metal
Année de sortie : 2012
Extrait à écouter

Norman Shores est le projet solo de Fog, le batteur d’Angmar, il sort ce premier album en 2012. Return to the Norman Shores admet quelques ressemblances avec Angmar, l’on reconnaît, au détour de certains riffs, l’empreinte du groupe normand. Cependant, cet album possède sa propre personnalité. La musique se fait plus froide mais aussi plus immédiate et violente, laissant de côté certaines subtilités mélodiques propres à Angmar. Norman Shores joue un black metal traditionnel, hargneux et racé qui rend hommage aux vikings qui abordèrent jadis les côtes normandes. Les débuts et fins de chansons sont d'ailleurs agrémentés de sons propres à renforcer l’immersion de l’auditeur dans cet univers, notamment le ressac des vagues et le hennissement des chevaux. Des morceaux comme Lost as a Ghost ou La fin d’un règne sont épiques et expriment une certaine fierté guerrière mais sont également porteurs de nostalgie et d’accents tragiques. La quatrième piste se fait plus brutale, la batterie et le chant étouffent quelque peu les mélodies de guitare mais l'impression de linéarité s'estompe au fil des écoutes. Hormis ce titre que j'ai eu du mal à apprivoiser, l'album offre de très bons moments, des riffs de grande qualité s'enchaînent, à la fois entraînants et poignants. Notons pour terminer que le chant clair est très maîtrisé, il apporte beaucoup de solennité, notamment sur Ode to Honor the Brave qui clôt l’album et nous donne une touche d’émotion supplémentaire. Return to the Norman Shores est finalement un beau voyage sonore qui devrait ravir un public black metal assez large.

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29 juillet 2012

Fhoi Myore - Fhoi Myore

Genre : Black metal
Année de sortie : 2012
Extrait à écouter

Fhoi Myore est un groupe niçois fondé en 2008 dont la particularité est de s’inspirer de l’univers de Michael Moorcock, un auteur britannique de fantasy. Le goupe évolue dans un style résolument old school, typique du black metal des années 90. Le son de Fhoi Myore est rustique sans pour autant se faire trop rude, la production est très équilibrée et maîtrisée, le groupe enregistre dans son propre studio et peut donc choisir ce qui convient le mieux à sa musique. Le titre I’m the master of Hounds est très bien construit et introduit parfaitement le style du groupe : un black metal plutôt rapide et furieux où la mélodie est pourtant toujours aisée à suivre. La batterie a une sonorité exemplaire et ponctue intelligemment une guitare qui a gagné en subtilité et en émotion sans rien perdre de sa hargne. L’interlude acoustique The one eyed est du plus bel effet, tout comme l’intro faite de percussions et à l’image de l’artwork, il permet d’installer une ambiance forestière et presque mystique qui donne un certain cachet à un black metal qui s’inscrit pas ailleurs dans la pure tradition scandinave. Malgré quelques courts riffs plus convenus comme le début de Forest, Fhoi Myore parvient avec ce premier album à contruire une musique mature et inspirée.

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14 juillet 2012

Pestiferum - Solstice d'hiver

Pestiferum_Solstice_d_Hiver
Genre : Black metal
Année de sortie : 2009
Extrait à écouter

Pestiferum se forme en 2004 dans le Tarn, Solstice d’hiver est le premier album de cette formation qui avait précedemment sorti une démo. Le groupe s’inspire très nettement du black metal norvégien des années 90, dans ses compositions comme dans sa production. Pestiferum offre un son authentique et cru mais qui sait également garder une certaine clarté. L’ambiance est âpre et austère, la musique possède un élan guerrier qui reflète parfaitement les paroles. L'auditeur pourra imaginer, à l'écoute de cet album, les ruines et les paysages désolés que laissent derrière elles les batailles. Cependant, les guitares n’en oublient pas pour autant la mélodie, entre passages épiques et accalmies plus tristes, le groupe sait varier les tempos et parvient à ne jamais lasser. Avec Solstice d'hiver, Pestiferum reste dans le classicisme, à titre d’exemple, Décombres, ruines et poussière ressemble étonnamment à Ulver mais il reprend les poncifs du genre avec bon goût. La plupart des riffs sont excellents et permettent de se remémorer les chansons avec facilité. Tout comme le choix de la langue française, cette qualité de composition éloigne en partie le spectre des aînés scandinaves. Pestiferum signe ainsi un bon premier album, celui-ci ravira tout du moins les nostalgiques d'une certaine époque.

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26 juin 2012

Blut Aus Nord - The Work which Transforms God

Blut Aus Nord - The Work which Tranforms God
Genre : Avant-garde Black metal
Année de sortie : 2003
Extrait à écouter

Après un premier album teinté de mythologie nordique, Blut Aus Nord a évolué vers un black metal plus avant-gardiste avec The Mystical Beast of Rebellion, le présent album lui fait suite en 2003. The work which Transforms God est à la fois très black metal dans sa façon de poser une atmosphère sombre et putride mais aussi très différent de ce qui peut se faire traditionnellement. Le son des guitares est très torturé, très dissonant et les riffs qui se répètent ne peuvent que créer le malaise. Associée à une boite à rythme très rapide, cette distorsion nous plonge dans un monde profondément inhospitalier. Plusieurs pistes d’ambiant minimaliste parsèment l’album et constituent une sorte d’accalmie entre deux morceaux saturés mais l’ambiance psychotique ne relâche jamais son étreinte. Tout l’intérêt de ces compositions réside dans le travail du son, qui va très loin dans l’expérience du malsain, et les mélodies bien qu’inspirées se révèlent finalement secondaires. Le tempo est souvent très élevé mais certaines variations apparaissent également grâce à des passages mid-tempos, le très lancinant morceau de clôture Procession of the Dead Clowns est d’ailleurs pour moi le meilleur de l’album. The work which Transforms God représente un voyage dans des contrées où l’Homme ne semble pas avoir sa place. Je pense que pour apprécier pleinement son pouvoir hypnotique, il faut prendre le temps de s’immerger dans sa noirceur et n’y revenir qu’occasionnellement pour que ses émotions aliénées puissent s’immiscer dans notre esprit et nous contaminer, autrement l'écoute pourra s'avérer lassante.

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14 juin 2012

Bekhira - L'élu du mal

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Genre : Black metal
Année de sortie : 2005
Extrait à écouter

Après une démo sortie en 1996 et un split avec Desolation Triumphalis sorti en 2004, Bekhira délivre son premier album en 2005. La musique évoque les productions des années 90 et puise dans les différents registres du black metal old school. Les morceaux sont tantôt hargneux tantôt plus mélodiques ou atmosphériques et synthétisent ainsi les différentes facettes du black underground. Si les compositions paraissent simples de prime abord, peu de riffs par chanson, il faut de nombreuses écoutes pour cerner toutes les subtilités de l’album. En effet, l’atmosphère est riche de plusieurs émotions. Les paroles axées sur le satanisme trouvent leur écho dans la voix très bestiale du chanteur et la noirceur palpable de l’ensemble. Cependant certains passages sont plus contemplatifs et empreints de mélancolie plus que de haine, comme en témoigne la fin du titre Impure blood shall flow. Le spectre d’Osculum Infame plane par moment sur le groupe, notamment lorsque quelques touches de clavier se font entendre. Les deux formations partagent d’ailleurs ce goût pour des ambiances certes toujours sombres mais comportant tout de même des nuances éclectiques. A noter que la version CD est amputée du dernier titre, L’ère noire, qui est présent sur la version vinyle.

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