16 avril 2014

Dyster - Le cycle sénescent

Dyster - Le cycle sénescent

Genre : Melodic Black metal
Année de sortie : 2010
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Dyster est un one-man band mené par Nokturn que l’on peut également retrouver dans Ciel Nocturne ou Autarcie. Le cycle sénescent est le premier album du projet après plusieurs démos. D’emblée, la musique de Dyster frappe par sa mélancolie et cette émotion reste au cœur de chaque composition. On peut bien sûr relier les trois groupes car l’on reconnait la même emprunte personnelle dans chacun d’eux, le même goût pour les ambiances tristes. Cependant, Dyster pousse un peu plus loin dans l’exploration des sentiments négatifs et véhicule un vrai dégoût pour le monde. Le cycle sénescent n’est pas pour autant un album de black metal dépressif car les guitares restent suffisamment nerveuses pour s’ancrer dans le sous-genre mélodique. Des morceaux comme Hurle !, Le fruit pourri ou bien l’instrumental Freeways of Perdition sont particulièrement efficaces. Sweet Illness of Mine est une reprise de Lifelover qui ne s’éloigne pas énormément de l’original mais le titre s’intègre plutôt bien parmi les compositions de Dyster et ce même s’il est placé en milieu de disque. L’album est peut-être un peu long et difficile à écouter d’une traite car il dure environ une heure. Cependant, Dyster propose avec Le cycle sénescent, un univers fort et capable de toucher l’auditeur durablement.

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10 avril 2014

Cristalys - In Hoc Signo Vinces

Cristalys - In Hoc Signo Vinces

Genre : Melodic Black metal
Année de sortie : 2013
Extrait à écouter

In Hoc Signo Vinces est le second album de Cristalys ; Suréminence, le premier, était sorti en 2009. Cristalys joue toujours des riffs résolument mélodiques et épiques mais s'écarte peut-être encore plus volontiers du black metal traditionnel en privilégiant souvent des guitares plus heavy. Certains passages incorporent des éléments atmosphériques ou symphoniques et font finalement partie des meilleurs idées développées ici, notamment sur Sigilum Militum Templi ou bien le début de Mercenaires de l’ancien temps. Le titre La valse des martyrs est quant à lui assez surprenant puisqu’il s’agit d’une sorte de ballade metal où le chant clair prédomine. Cristalys s’en sort plutôt bien au milieu de ce foisonnement d’influences. Les styles abordés sont certes variés mais ils cohabitent de façon harmonieuse. L’on sent en tout cas qu’il s’agit d’un mélange mûrement réfléchi et cela donne à Cristalys un cachet personnel non négligeable. In Hoc Signo Vinces est un bon album, il prolonge le travail effectué sur Suréminence quatre ans plus tôt mais il construit également sa propre identité car le groupe reste fidèle à lui-même tout en instillant quelques touches nouvelles.

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02 avril 2014

Ars Moriendi - La singulière noirceur d'un astre

Ars Moriendi - La singulière noirceur d'un astre

Genre : Progressive Black metal
Année de sortie : 2014
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Après L’oppression du rien et Du tréfonds d’un être, La singulière noirceur d’un astre est le troisième album du one-man band clermontois, Ars Moriendi. Le projet reste ici fidèle à ses bases quoique les parties métalliques s’inscrivent peut-être encore plus qu’auparavant dans la mouvance black metal. Les chansons sont longues et ménagent de nombreuses accalmies où une voix murmurée fait son apparition. Ars Moriendi n’hésite pas, pour l’accompagner, à utiliser des sonorités plus progressives qui s’éloignent de ce que proposent la plupart des groupes dans leurs breaks ambiants ou acoustiques. Difficile de décrire l’univers du projet, les passages torturés succèdent à des moments faussement sereins. Cette dualité n’est pas seulement due à l’alternance entre passages saturés et non saturés, la musique brouille les pistes et suscite des émotions variées, comme un recueil de différents états d’âme. Ce côté instable est donc bien plus un atout qu’un défaut d’autant qu’il crée une certaine tension qui met finalement en valeur les passages ou les thèmes les plus sombres. La singulière noirceur d'un astre est un très bon album mais il nécessite plusieurs écoutes pour être pleinement assimilé car de prime abord les compositions peuvent paraître trop étirées et les mélodies un peu plates et banales. Ars Moriendi a, en tout cas, le mérite de développer une recette personnelle et ce depuis ses débuts.